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Revue de presse

17 juin 2013
Haïti - Politique : Évaluation des emplois dans la Fonction Publique
HL/ HaïtiLibre
Dans la perspective de propulser la réforme de l'Administration et de la Fonction Publique dont il a la charge, l'Office de Management et des Ressources Humaines (OMRH) a tenue la semaine dernière à Pétion-ville, durant deux jours des séances de formation sur l'évaluation des emplois publics à l'attention des directions et services des ressources humaines des ministères et organes déconcentrés.

Uder Antoine, le Coordonnateur de l'OMRH, dans son intervention s'est notamment référé au Programme Cadre de la Réforme de l'État (PCRE) qui couvre la période 2012-2017, aux deux arrêtés publiés au début du mois d'avril portant respectivement sur le recrutement par voie de concours et la règle déontologique régissant les fonctionnaires.

Selon M. Antoine « [...] les séances de formation sur l'évaluation des emplois publics représentent un passage obligé qui permettra aux responsables des ressources humaines de procéder objectivement à l'évaluation et la classification des emplois publics. On ne saurait rémunérer de façon équitable les fonctionnaires si les emplois ne font pas l'objet d'un regroupement, qui tienne compte de leur nature et de leur niveau de complexité. Les emplois qu'il s'agit d'évaluer sont des emplois repères qui reflètent un ensemble de postes et d'emplois similaires. » Par ailleurs, il a précisé que la classification des emplois devrait permettre l'introduction d'une nouvelle grille salariale qui intègre les valeurs telles que : l'équité (pour un travail équivalent un traitement salarial égal) ; la cohérence dans l'attribution des emplois et des salaires et la transparence par l'implication des gestionnaires de haut niveau et des Directions des Ressources Humaines (DRH), qui sont informés par la même occasion concluant « Une autre administration publique haïtienne est possible, ensemble construisons-la ».

Jacques-Antoine Pierrot, le représentant du Secrétaire Général de la Primature, a abondé dans le même sens, affirmant, que « les ressources humaines sont l'organisation elle-même » Ce qui laisse croire que l'avènement d'une autre administration publique passe par la valorisation des ressources humaines. Faisant la radiographie de l'administration haïtienne, telle qu'elle est depuis des année, il a fait remarquer que « les ressources humaines, qui devraient être le socle d'une administration efficace, paraissent en être la pierre d'achoppement. Il faut donc changer le profil de l'administration et de la fonction publique par de nouvelles approches managériales, qui tiennent compte de la transparence du processus de recrutement des agents publics, d'un système de rémunération équitable, de la dotation d'équipements nécessaires en vue de motiver les employés. »

M. Antoine Verdier, Coordonnateur général adjoint de l'OMRH, a, pour sa part, présenté la réforme dans sa double dimension : modernisation et rénovation. Selon lui, trois rôles sont dévolus à la fonction ressources humaines : Direction, Encadrement et Supervision. Ainsi les DRH ont pour mission de coordonner, d'encadrer et de contrôler toutes les actions appelées à contribuer au résultat d'ensemble de leur organisation. De là, vient la nécessité de connaitre la structure de classification des emplois actuellement en vigueur dans la fonction publique, mais aussi de maitriser la complexité des taches liées aux emplois. A ce niveau, des interactions entre les participants et les animateurs, M. Antoine Verdier et Mme Claire-Andrée Manuel du PARGEP, ont été des plus enrichissantes. Plusieurs exercices de réflexion portant sur ce que les DRH expérimentent quotidiennement ont été proposés et débattus.

HL/ HaïtiLibre
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12 mai 2013
Haïti - Politique : Atelier sur la modernisation de la Gestion documentaire publique
HL/ HaïtiLibre
Dans le cadre des jeudis de la Gouvernance Publique, Uder Antoine, Coordonnateur Général de l'Office de Management des Ressources Humaines (OMRH), était l'un des panelistes à intervenir à la 15e conférence des jeudis de la Gouvernance Publique, qui s'est déroulée au Ministère de la Planification sur le thème « Management Public et Bonne Gouvernance : l'OMRH et les Archives Nationales d'Haïti au c?ur d'un grand chantier de modernisation de la Gestion documentaire publique »

Dans son intervention, Maude Doyon, experte en gestion documentaire et archiviste au gouvernement du Québec, a souligné l'importance des archives dans la vie de toute société en partageant l'expérience canadienne en la matière. Il faut, selon elle, « un cadre normatif et un cadre légal pour réglementer le fonctionnement des archives publiques [...] Les documents d'archives doivent faire l'objet de recherche ou de consultation sauf ceux renfermant des informations personnelles. Ils doivent être classifiés, diffusés (selon le cas) et gérés suivant une approche intégrée. Relèvent des archives, toutes sortes de documents qu'ils soient audiovisuels, cartographiques, historiques... » a-t-elle fait remarquer entre autres.

M. Jean Kern Bélizaire, Archiviste documentaliste et Directeur technique des Archives Nationales d'Haïti (ANH) a, pour sa part, fait l'historique des Archives haïtiennes, avant d'évoquer un ensemble de problèmes auquel l'institution fait face. Selon lui, le séisme a exacerbé la crise de la gestion documentaire en Haïti. Certains ministères sont dotés d'un service d'archives, d'autres non. Beaucoup de documents sont stockés dans des containers, ce qui augmente les risques de dommage et d'inutilité. Il préconise, à travers le Programme de Gestion des Documents Administratifs, au niveau de chaque ministère : la numérisation des documents et la formation des cadres techniques à travers une unité de gestion. Ce projet à caractère interministériel vise la dynamisation de l'administration publique, la maitrise des dossiers, la modernisation, la bonne gouvernance, la décentralisation, la nouvelle politique « archivistique » et l'accès à l'information administrative.

Auteur de la dernière intervention, M. Antoine a brièvement présenté l'OMRH avant de s'attarder sur le Centre de Recherche et de Documentation (CREDOC), dont la mission est de garder intacte la mémoire de la Primature, via la gestion des documents administratifs et officiels. Rappelant que le CREDOC, fondé en 1999, lieu de stockage d'informations du gouvernement, est appelé à travailler de concert avec l'ANH.
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15 mars 2013
Haïti-Finances Publiques : Vers une réforme budgétaire de la République
Sylvestre Fils Dorcilus, HPN

L'État haïtien, depuis une douzaine d'année, a entamé une réforme budgétaire de la République. Le directeur général du budget a annoncé, jeudi à Port-au-Prince, que le gouvernement actuel s'engage à mener à terme ce processus, a appris Haïti Press Network.

Abel Métellus, directeur général du budget, a insisté sur la nécessité pour que la réforme budgétaire puisse être arrivé à terme.

« Il faut que les ressources ''économiques'' puissent être augmentées afin que le pays dépend de moins en moins de l'international », a fait savoir Abel Métellus.

« À travers la réforme, a indiqué M. Métellus, le gouvernement décide de faire une meilleure gestion des fonds du pays, car cette réforme a pour objectif d'adresser mieux le problème des citoyens afin que l'État puisse répondre à leurs besoins. »

Abel Métellus a fait ces déclarations, en présence de plusieurs cadres de l'administration publique, lors d'un débat dans le cadre de "les jeudis de la gouvernance publique", qu'organise le projet d'appui au renforcement de la gestion publique en Haïti (PARGEP).
 
L'économiste Kesner Pharel, qui a intervenu aussi dans la conférence-débat sur la problématique de genre, a jugé bon que le gouvernement puisse se lancer dans une telle démarche, compte tenu de nombreux problèmes sociaux-économiques auxquels la population est confrontée.

Pour Pharel, les problèmes liés à l'exécution du budget ne pouvaient être résolus, s'ils sont restés au contrôle du gouvernement uniquement.

« Il faut que le Parlement, la Cour supérieur des comptes et du contentieux administratifs et la société civile s'impliquent davantage, en exerçant leur pouvoir de contrôle », a-t-il dit.

Le journaliste-économiste a, du coup, invité les acteurs concernés, dont les ministères ? outre le ministère à la condition féminine et aux droits de la femme ? à mieux faire la répartition de leur budget de fonctionnement en tenant compte des besoins réels de femmes, en particulier.

« Il y a beaucoup de problème : le taux de mortalité maternelle et infantile, le taux de chômage des femmes, le ?maigre' revenu des femmes dans les entreprises? sont un ensemble de problèmes entre autres qu'il faut résoudre dans l'avenir sinon on aura pas de développement », a signalé Kesner Pharel.

L'avocate Mona Jean, membre du cabinet de la ministre à la condition féminine, a attiré l'attention des décideurs sur la nécessité pour intégrer la dimension genre dans le budget de la République.

« Il n'y a pas de considération de sexe dans le paiement de taxes dans le pays, a indiqué Me Mona Jean. Aussi, il y a une importance pour le gouvernement de tenir compte des besoins et intérêts des femmes et garçons dans la répartition du budget du pays ».

Selon Mona Jean, la discrimination à l'égard des femmes dans le budget se manifeste d'une manière spécifique : le montant du budget alloué au ministère à la condition féminine, et, d'une manière transversale dans la répartition des montants pour les activités sociales liés aux femmes à travers les autres ministères.

Abel Métellus, Kesner Pharel et Mona Jean ont intervenu, à tour de rôle, à la conférence-débat du PARGEP, déroulé ce jeudi au ministère de la planification et de la coopération externe sur le thème : « Réforme budgétaire et budgétisation sensible au genre. »

http://www2.hpnhaiti.com/site/index.php/economie/8971-haiti-finances-publiques-vers-une-reforme-budgetaire-de-la-republique

 

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31 janvier 2013
Haïti - Politique : Lancement des Comités Ministériels de la Réforme Administrative (CMRA)
HL/ HaïtiLibre

Dans le cadre de la mise en ?uvre de la réforme de l'État, mise en place par l'Administration Martelly-Lamothe, l'Office de Management des Ressources Humaines (OMRH), organise ce jeudi à l'hôtel Karibe, une rencontre de travail à laquelle participera les Directeurs Généraux ainsi que les membres des CMRA, qui a, entre autres, pour objectif, de lancer la mise en place des CMRA, un mécanisme de coordination indispensable à la réforme de l'État.

Cette activité est réalisée avec les fonds du trésor public et avec l'appui technique du projet PARGEP (Projet d'Appui au Renforcement de la Gestion Publique). La mise en place effective des CMRA sera un exemple de cohérence et d'efficacité de l'action interministérielle du Gouvernement qui sera le gage de la réussite de la réforme de l'État.

Le CMRA, qui est un espace d'échanges, de débats et de concertation, sera animé par la Primature en liaison étroite avec les Directeurs Généraux. Au cours de cette rencontre de travail, l'OMRH aura également pour missions de :

  • Préciser le mode de fonctionnement des CMRA et les stratégies d'action ;
  • Proposer un modèle pour l'établissement du Réseau des Répondants à l'intérieur des ministères et organismes visés ;
  • Faire respecter le rôle des CMRA, devant fonctionner sous la supervision du Directeur Général qui ont pour mandat d'assurer, voire de faciliter, la mise en ?uvre de la Réforme au sein des Ministères et Organismes concernés.

http://www.haitilibre.com/article-7768-haiti-politique-lancement-des-comites-ministeriels-de-la-reforme-administrative-cmra.html

 

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07 décembre 2012
Haïti-politique: La Primature et le PARGEP pour une administration plus performante
Evens Prosper, HPN

La Primature et le Projet d'Appui au Renforcement de la Gestion Publique en Haïti (PARGEP) ont organisé mercredi au local du Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) leur 9ème conférence des Jeudis de la Gouvernance Publique sous le thème « Passer d'une administration publique fonctionnelle à une administration publique performante, a constaté Haïti Press Network.

Cette conférence animée par M. Pierre Gignac, gestionnaire public et chargé de cours à l'Ecole Nationale de l'Administration Publique (ENAP) vise à démystifier le concept de performance, d'analyser les exigences que cela peut provoquer au sein des organisations et d'approfondir quelques moyens pour y parvenir.

« La performance est comme un athlète, il essaie toujours de dépasser son temps de course parce qu'il veut être meilleur », illustre M. Gignac.

Selon le chargé de cours à l'ENAP, une administration publique performante est une administration qui essaie toujours de faire un peu mieux chaque jour en fonction des raisons pour lesquelles elle existe. « Elle existe pour bien gérer les ressources publiques financières, pour servir les contribuables et les clients ».

Pour atteindre ce sommet de la performance, M. Gignac indique qu'une administration ne doit pas s'asseoir seulement sur sa gestion mais elle doit également se servir de leadership pour amener les gens vers ce niveau.

« C'est une conférence à laquelle nous nous attendons à apprendre de nouvelles notions, de nouveaux concepts peut-être que nous avons l'habitude d'entendre parler mais que nous ne maitrisons pas dans notre système administratif», a déclaré Dr Paul André Louis Biron, bénéficiaire de cette formation et employée au Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP).

« Mon attente à cette séance, est de bien maitriser ces concepts, les approprier avec notre réalité sur le plan de l'administration afin d'aboutir à ce niveau de performance », ajoute-elle.

A rappeler que le PARGEP est un projet tripartite impliquant les gouvernements haïtiens, canadiens et québécois, financé par l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI).Il consiste à appuyer la bonne gouvernance en Haïti.

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06 décembre 2012
Un pas positif vers la modernité dans l'administration publique ?
Juno Jean Baptiste, Le Matin

http://www.lematinhaiti.com/contenu.php?idtexte=33780&idtypetexte=

18 étudiants-fonctionnaires de l'Ecole nationale d'administrationpublique (ENAP) ont reçu leur diplôme de maîtrise, hier lundi 03 décembre, àl'hôtel Montana sous les yeux vigilants de hautes personnalités haïtiennes etétrangères. La cérémonie de graduation de cette cohorte d'étudiants rentre dansla lignée des efforts consentis par les gouvernements d'Haïti, du Canda et duQuébec en vue de dynamiser et moderniser l'administration publique haïtienne.

Un pas de plus pour l'administration publiquehaïtienne vers la modernité ! 18 étudiants-fonctionnaires de l'Ecole nationaled'administration publique (ENAP) ont reçu leur diplôme de maîtrise, hier lundi03 décembre, à l'hôtel Montana sous les yeux vigilants de hautes personnalitéshaïtiennes et étrangères. La cérémonie de graduation de cette cohorted'étudiants rentre dans la lignée des efforts consentis par les gouvernementsd'Haïti, du Canda et du Québec en vue de dynamiser et moderniser l'administrationpublique haïtienne.

C'est dans le cadre du Projet d'appui au renforcement de la gestion publique(PARGEP) en Haïti qu'il a été convenu d'offrir, à des cadres possédant uneexpérience appropriée en administration publique haïtienne, un programme demaîtrise en administration publique de l'ENAP. « La réalisation de ce projet anécessité la mobilisation des ressources humaines les plus expérimentées et lesplus compétentes Québécoises afin de bien contribuer au renforcement de lahaute fonction publique en Haïti », a indiqué le représentant du gouvernementquébécois, Jean-Stéphane Bernard, sans faire l'économie de souligner que leditprogramme permettra à Haïti d'améliorer les services offerts à sa population.

Né d'une entente tripartite signée il y a cinq ans, ce projet a été financé àhauteur de 7.8 millions de dollars américains déboursés par les troisgouvernements (canadien, haïtien et québécois).

Présent à cette collation de grades, l'ambassadeur canadien, Henri PaulNormandin, croit que ce programme de maîtrise permettra au gouvernement haïtiende se disposer des employés honnêtes et qualifiés, en fait, des hommes etfemmes qui seront au service de la fonction publique. « Chaque pas positif quevous faites, comme celui-là, amène l'administration publique haïtienne versl'efficacité et l'accès aux services pour la population », a martelél'ambassadeur.

Il a, par contre, fait remarquer que la construction d'une administrationmoderne exige du temps, de la patience, de la continuité et d'un leadership sansfaille.

Le pays est sous-administré. 67 mille agents de l'Etat pour 10 millionshabitants. La proportion de cadres supérieurs et intermédiaires qualifiés faitcruellement défaut. Le premier ministre Laurent Lamothe, président d'honneur decette première promotion de diplômés, en est grandement conscient. « Maprésence, ici ce soir, traduit un très fort engagement de mon gouvernement deplacer au centre de la réforme de l'Etat les ressources humaines qualifiéesdont la fonction publique a tant besoin », a déclaré le chef de la primatureavant de lancer aux 18 diplômés : « Je suis très fier de vous ».

Il en a aussi profité pour réitérer sa volonté à ce que le recrutement au seinde l'administration publique soit fait sur la base de concours en vue de prioriserla compétence au-delà de la partisannerie et toute logique de clan.

Ce programme de maîtrise s'est étendu sur trois ans (2009-2012). Son objectifprincipal consistait à rendre ces 18 fonctionnaire-étudiants aptes à répondreaux exigences de l'administration publique, à diriger et gérer avec efficacitéles organisations, les projets, les ressources dont ils ont la responsabilité.Un autre groupe est déjà en formation à l'ENAP, si l'on en croit lesresponsables.

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06 décembre 2012
18 nouveaux maîtres dans l'administration publique haïtienne
Hansy Mars, Le Nouvelliste
La direction générale de l'École nationale d'administration publique (ENAP) a procédé lundi dernier à la remise de diplômes à 18 hommes et femmes ayant bouclé leur maîtrise en administration publique avec pour option la gestion et le management public. Cette cérémonie a été rehaussée par la présence, entre autres, du Premier ministre Laurent Salvador Lamothe, président d'honneur de la promotion, de l'ancien Premier ministre Jean-Max Bellerive, de l'ambassadeur du Canada en Haïti, Henri Paul Normandin, et de bien d'autres invités.
 
Photo souvenir entre diplômés
Photo souvenir entre diplômés
Francis Concite

C'est dans le cadre fastueux de l'hôtel Montana que s'est tenue, le lundi 3 décembre 2012, la collation de diplômes des étudiants sortants de l'Ecole nationale d'administration publique (ENAP). Les 18 étudiants vêtus de leur toge mauve et noire ont décroché leur diplôme de maîtrise en administration publique.

Sous l'habile direction de Pierre Gignac, qui faisait office de maître de cérémonie, le programme élaboré pour le bonheur des impétrants et à la satisfaction du public s'est déroulé selon un ordre du jour bien articulé. Dans ses propos de bienvenue, il a, dans une brève présentation, mis en relief les succès obtenus par cette école de formation de cadres pour l'administration publique aussi bien en Haïti qu'a l'étranger. La cérémonie s'est déroulée en présence d'un public sélect composé de récipiendaires, de parents, de journalistes et de nombreuses personnalités haïtiennes et étrangères.

Prenant la parole à cette occasion, le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe a réaffirmé la détermination de son gouvernement à soutenir un processus de réforme de la fonction publique haïtienne. Relevant l'importance d'un tel programme pour les divers secteurs du pays qui attendent de l'Etat des services publics de qualité, le chef du gouvernement haïtien a indiqué que l'Ecole nationale d'administration et de politiques publiques en Haïti aura la lourde tâche de préparer des ressources humaines au service de la population, tout en rappelant aux récipiendaires que sa présence à cette cérémonie n'est que le témoignage de sa détermination à repenser le mode de fonctionnement de la fonction publique dans le pays. « C'est un premier pas dans le processus de mise en place de l'Ecole nationale d'administration et de politiques publiques (ENAPP), pour laquelle le gouvernement, dit-il, travaille d'arrache-pied. Cette école, dont les portes seront ouvertes bientôt, aura la lourde tâche de préparer le personnel de direction de la fonction publique haïtienne », a précisé Laurent Lamothe.

L'ambassadeur du Canada en Haïti, Henri Paul Normandin, de son côté, a réaffirmé la détermination de son gouvernement à soutenir le processus de renforcement de la fonction publique haïtienne. L'ambassadeur Normandin a exhorté les bénéficiaires de ce programme à respecter leur engagement et voit dans ce programme une promesse d'investissement sur l'avenir. Insistant sur la nécessité de former de nouvelles générations de cadres de l'administration publique, le diplomate a rappellé combien l'actuelle administration publique haïtienne mérite d'être rénovée. Un budget quinquennal de 7,2 millions de dollars a été adopté par la mission de l'ENAP en vue de doter Haïti d'une fonction publique professionnelle et représentative de la population et d'assurer une saine gestion des finances publiques, selon Jean-Stéphane Bernard, représentant du gouvernement québécois.

En effet, une vingtaine de cadres issus de différentes institutions publiques et possédant une expérience appropriée de gestion au sein de l'administration publique en Haïti, chaque trois ans, pourront décrocher leur diplôme de maîtrise dans ce domaine. La sélection se fait sur la base de satisfaction aux conditions d'admission, de l'excellence du dossier académique antérieur et de l'ensemble des pièces faisant partie du dossier de candidature. Ce programme de maîtrise a pour objectif de rendre les fonctionnaires haïtiens aptes à répondre aux exigences de l'administration publique. Il est question également de les aider à diriger et à gérer avec efficacité les organisations, les programmes, les projets et les ressources dont ils ont la responsabilité. C'est le gouvernement canadien, à travers l'Ecole nationale d'administration publique (ENAP) du Québec, qui offre ce programme aux fonctionnaires haïtiens dans le cadre du projet d'appui au renforcement de la gestion publique du pays, baptisé « PARGEP ».

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06 décembre 2012
Haïti - Éducation : Graduation de la première promotion de l'ENAP
HL/ HaïtiLibre

http://www.haitilibre.com/article-7330-haiti-education-graduation-de-la-premiere-promotion-de-l-enap.html

Haïti - Éducation : Graduation de la première promotion de l'ENAP

Lundi après-midi, 18 étudiants, de la première Promotion de l'École Nationale d'Administration Publique (ENAP), après 3 années d'études, ont reçu leur diplôme de maîtrise, au cours d'une cérémonie de graduation, qui s'est tenue à l'Hôtel Montana, sous la Présidence d'honneur du Premier Ministre, Laurent Lamothe et de nombreuses personnalités haïtiennes et étrangères.

Cette graduation s'inscrit dans le cadre de la signature d'une entente tripartite Haïti-Canada-Québec du Projet d'appui au renforcement de la gestion publique (PARGEP), financé à hauteur de 7,8 millions de dollars, qui vise à dynamiser et moderniser l'administration publique haïtienne.

S'adressant aux nouveaux diplômés, le Premier Ministre a déclaré « Ma présence, traduit un très fort engagement de mon gouvernement de placer au centre de la réforme de l'État, les ressources humaines qualifiées dont la fonction publique a tant besoin [...] Je suis très fier de vous [...] »

L'Ambassadeur canadien accrédité en Haïti, Henri Paul Normandin, a dit que « chaque pas positif comme celui-là, amène l'administration publique haïtienne vers l'efficacité et l'accès aux services pour la population » tout en soulignant que la mise en place d'une administration moderne et efficace, exige du temps, de la continuité et un leadership sans faille.

De son côté, Jean-Stéphane Bernard, le Représentant du gouvernement Québécois, a souligné que « la réalisation de ce projet a nécessité la mobilisation des ressources humaines Québécoises les plus expérimentées et les plus compétentes, afin de bien contribuer, au renforcement de la haute fonction publique en Haïti. »

HL/ HaïtiLibre

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27 septembre 2012
« L'intégrité n'est pas une valeur de base du service public en Haïti », dixit Amos Durosier
Hansy Mars, Le Nouvelliste

http://www.lenouvelliste.com/print.php?newsid=109446

Dans le cadre du lancement de la série B des « Jeudis de la gouvernance publique en Haïti », le Programme d'appui au renforcement de la gestion publique en Haïti (PARGEP) a réalisé en son local, ce jeudi 27 septembre 2012, sa première conférence, ayant pour thème « Ethique et gouvernance publique ». Le conférencier était l'ancien directeur général de l'ULCC, Amos Durosier.

« L'économie du pays est sur les rotules. Les institutions publiques sont à peine capables de fournir les services adéquats. Des millions d'Haïtiens dépendent toujours de l'assistance des organisations non gouvernementales pour répondre à leurs besoins de base », note le professeur de sciences économiques, Amos Durosier. Monsieur Durosier, qui intervenait au rendez-vous hebdomadaire des « Jeudis de la gouvernance » du PARGEP, croit important pour les autorités gouvernementales de chercher la voie de sortie tout en faisant part de son pessimisme quant à l'atteinte des objectifs du millénaire. « Il ne nous reste que trois ans », fait-il remarquer.

Au cours de cette conférence, le professeur Durosier soutient le développement d'une stratégie de construction de l'Etat haïtien en identifiant les principaux obstacles à une gouvernance efficace et en évaluant des projets en cours pour renforcer les institutions publiques et améliorer la fourniture des services publics. Il attire l'attention des autorités et des donateurs sur les priorités recommandées dans les domaines de l'administration publique, de la justice, de la sécurité, de la politique économique, des infrastructures, de l'éducation et de la santé. « Il faut repenser la gouvernance et réorganiser l'Etat », déclare l'ancien patron de l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) qui, du même coup, propose des solutions pour aider le pays à projeter une autre image au niveau international. Monsieur Durosier propose au gouvernement de mettre en pratique ces caractéristiques de la bonne gouvernance qui sont, entre autres : la reddition des comptes, la transparence, l'efficience et l'efficacité, la réceptivité, la prospective et la primauté du droit.

« Les valeurs morales, l'éthique et la probité sont les seuls vrais garants de l'intégrité du fonctionnement des organisations et des sociétés », souligne Amos Durosier. Il déclare que ces valeurs, lorsqu'elles sont largement partagées, lorsque la société s'assure de la socialisation de tout nouveau membre à ces valeurs dès leur insertion, agissent comme un puissant contrepoids à l'opportunisme et au calcul à court terme. « Comment assurer l'intégrité du fonctionnement des institutions publiques ou privées dans un monde aux valeurs morales incertaines, à l'éthique étiolée, suintant de cupidité ? », s'interroge-t-il. Pour lui, la solution passe par des règles, des mécanismes de contrôle et des ressources de surveillance compétentes et suffisantes en nombre.

Le Projet d'appui au renforcement de la gestion publique en Haïti (PARGEP) est le fruit de la volonté de collaboration tripartite manifestée par les gouvernements du Québec, du Canada et d'Haïti. Le PARGEP, d'une durée de cinq ans (2008-2012), vise donc à accompagner le gouvernement de façon significative dans son entreprise de refondation de l'État. Le projet a été conçu de façon à renforcer les capacités des hautes instances gouvernementales et à transmettre une expertise durable au sein de l'administration publique haïtienne. Le type de renforcement proposé se base sur les besoins réels du gouvernement haïtien et fournit un accompagnement entre praticiens, permettant le développement d'habiletés et la mise en place de moyens appropriés pour répondre à la demande de gouvernance.

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21 juin 2012
L'OMRH: un handicap dans la réforme de l'Etat en Haïti
Hansy Mars, Le Nouvelliste

http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=106363

Les responsables du Projet d'appui au renforcement de la gestion publique en Haïti (Pargep) ont mis fin, jeudi, au rendez-vous hebdomadaire des « Jeudis de la gouvernance publique ». Ces jeudis se veulent non seulement une tribune pour faire connaître les bonnes pratiques en administration publique mais également un lieu de rencontre et de débat en matière de gouvernance publique.

Cette initiative, lancée au cours du mois de mai par le Projet d'appui au renforcement de la gestion publique (Pargep), offrait la possibilité ce jeudi 21 juin 2012 aux praticiens de l'Administration publique, aux étudiants et aux universitaires de participer à la conférence présentée par le panel formé de Mme Michel Duvivier Pierre-Louis, MM. Frédéric Gérald Chéry et Yves Lafortune. « La réforme de l'Etat : acteurs et enjeux » a été le thème retenu pour cette journée.

Incidence de la séparation des fonctions de l'administration publique

Détenteur d'une maîtrise en administration publique, Yves C. Lafortune a accentué sa présentation sur la problématique de l'Administration publique au regard de la modernité qui doit passer par la nécessaire séparation des différentes fonctions techniques et politiques. « Il faut appliquer les principes inhérents à l'organisation des institutions pour desservir la population de manière rationnelle et responsable », déclare le conférencier. Pour lui, le gros du problème se résume dans la léthargie de l'Office de management des ressources humaines (OMRH). Cette institution étatique, sous la tutelle du Premier ministre, ne répond pas aux tâches qui lui sont attribuées selon le décret portant sur la révision de la fonction publique. Il est temps que les emplois soient octroyés aux plus capables, soutient-il.

« Les décisions portant recrutement, nomination, promotion et mise à la retraite doivent faire l'objet d'une publication par l'Office de management des ressources humaines », souligne l'article 33 du décret. Monsieur Lafortune critique les responsables gouvernementaux d'avoir fait de l'administration publique un environnement politique. Le fonctionnaire préconise le respect des principes des divisions des tâches administratives et politiques. Pour Yves Lafortune, ce binôme doit être révisé car il pense que la bonne marche de l'Administration publique ne peut se résumer à la succession de dirigeants continus et incontrôlés.

Réformer l'Etat nécessite la structuration de l'économie

« La carence d'organisations socioprofessionnelles pouvant participer à la conception et la mise en oeuvre des politiques publiques dans les secteurs où elles sont implantées constitue un problème », fait savoir Frédéric Gérald Chéry, qui avance plus loin que les relations existant entre l'État et les citoyens constitués en organisations constituent une dimension de l'administration. Pour l'économiste, les organisations de citoyens ne jouent pas seulement un simple rôle de surveillance mais participent à la définition de leurs objectifs et aussi à l'exécution de certaines de leurs composantes.

Docteur ès sciences économiques, le professeur Chéry croit que le mauvais fonctionnement des services de l'administration publique haïtienne constitue un blocage à la structuration de l'économie et du même coup de la réforme de l'Etat. « Le budget monté en deux parties séparées - budget d'investissement et budget de fonctionnement - est une des causes de la mauvaise efficacité du budget et de la corruption », avance-t-il. M. Chéry condamne la mobilité que connaît l'Administration après chaque élection dans le pays. Il croit important de mobiliser les fonctionnaires pour que leur motivation première ne soit plus de gagner un salaire mais de contribuer a l'avancement de la réforme de l'Etat.
L'absence d'un cadre légal pour plusieurs ministères est une erreur à corriger d'après Frédéric Gérald Chéry. Ce vide flagrant freine la modernisation de la fonction publique. « Le ministère de la Culture existe depuis plus de 15 ans mais sans cadre légal », conclut-il.

E-Gouvernance, un élément de solution

Elle présente l'e-gouvernance comme un auxiliaire significatif dans le processus de réforme de l'Administration publique entreprise dans nombre de pays sous l'impulsion des aspirations des citoyens. Néanmoins, souligne-t-elle, le bénéfice réel de l'e-gouvernance réside moins dans l'utilisation des technologies que dans leur application au processus de transformation. « J'ai initié le programme, malheureusement je n'ai pas eu le temps de l'appliquer », confie Michèle Duvivier Pierre-Louis, ancien Premier ministre sous la 2e administration du président Préval.

Les gouvernements s'engagent de plus en plus dans des programmes d'e-gouvernance ; compte tenu des préalables fondamentaux (infrastructure, politiques appropriées, potentiel humain, contenus adaptés), le progrès est lent. A ce jour, peu de pays consentent les investissements nécessaires pour passer de simples applications d'e-gouvernance à un niveau de gouvernance plus intégrée et plus connectée. S'agissant du degré de préparation à l'e-gouvernance, de très grandes différences subsistent entre les régions.

Le succès des pays européens s'explique en grande partie par les investissements importants consentis en matière d'infrastructure et de connectivité, reconnaît-elle. L'indice d'Haïti est pourtant passé de 0,2097 en 2010 à 0,1786, soit une baisse de près de 17,5%, la plus mauvaise régression de la zone; le pays est ainsi passé du 165e au 185e rang mondial.

Le Pargep, appelé précédemment Projet d'appui à la gouverne économique (PAGE), est financé à hauteur de 7,2 millions de dollars canadiens, mis en oeuvre par l'Ecole nationale d'administration publique (ENAP) du Québec. Ce projet permettra essentiellement le transfert d'expertise et de savoir-faire de l'Administration publique québécoise vers l'Administration publique haïtienne. Le Pargep vise principalement à favoriser la mise en place de mécanismes de planification et de coordination de l'action gouvernementale, l'émergence en Haïti d'une Fonction publique professionnelle, la promotion d'une gestion efficace des finances publiques et la mise en oeuvre d'une réforme administrative dans les ministères sectoriels.

 

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27 mars 2012
Haïti - Éducation : 21 fonctionnaires recevront une formation de l'ENAP du Québec
SL/ HaïtiLibre

http://www.haitilibre.com/article-5263-haiti-education-21-fonctionnaires-recevront-une-formation-a-l-enap-du-quebec.html

Lundi, a été lancé à l'Hôtel Karibe, la 2e promotion de fonctionnaires, qui suivront pendant 2 ans une formation de niveau maîtrise en administration, à l'École Nationale d'Administration Publique (ENAP) du Québec, afin d'être en mesure de répondre aux nouvelles exigences de l'administration publique.

21 fonctionnaires candidats dont 8 femmes, en provenance de différents Ministères et Directions régionales, s'apprêtent à suivre cette formation en vue de renforcer l'administration publique haïtienne. Les bénéficiaires de ce programme, ont signé un contrat avec l'État haïtien, dans lequel ils s'engagent à travailler pendant au moins 5 ans au sein de l'administration publique après avoir compléter leur formation.

Ce programme, débuté en mai 2009, à l'initiative du Gouvernement canadien dans le cadre du Projet d'Appui au Renforcement de la Gestion Publique (PARGEP) est doté d'un budget supérieur à 7 millions de dollars sur 5 ans. Il est financé à 68.8% par l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI), 21.3% par le Gouvernement du Québec et 9.9% par l'État haïtien.

Madame Renée Lamontagne, Coordonnatrice de la maitrise à l'ENAP, considère que cette nouvelle promotion est une continuité dans cette coopération avec Haïti et souhaite que cette contribution participe au changement rêvé au sein de l'administration publique Haïtienne.

SL/ HaïtiLibre

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26 mars 2012
Michel Martelly veut renforcer la coopération entre Haïti et le Canada
EJ /Radio Métropole Haïti

Le président de la république, Michel Martelly a rencontré, ce vendredi au Palais National, une délégation de parlementaires canadiens, en visite en Haïti depuis le 19 mars dernier.

Au cours de cette rencontre, le Chef de l'Etat et ces parlementaires canadiens ont discuté de différents points notamment, le renforcement de l'activité d'organismes de coopération canadienne.

Le réajustement des champs d'activité du programme d'appui et de renforcement (PARGEP) était également au centre des discussions entre le président Martelly et les parlementaires canadiens.

Monsieur Martelly veut aussi favoriser les relations universitaires haïtiano-canadiennes dont certaines sont déjà très actives dans le domaine du développement urbain et de l'environnement.

Notons que cette délégation était composée de M. Laurie Hawn, C.P. (député et Chef de la délégation), M. Pierre-Hugues Boisvenu (sénateur), Mme Céline Hervieux-Payette (sénateur), Mme Paulina Ayala (député), Mme Joyce Murray (député) et M. Leif-Erik Aune (secrétaire de la délégation). Ils sont tous membres de ParlAmericas qui est un réseau indépendant composé des législatures nationales de 35 Etats des Amériques du Nord et du Sud, de l'Amérique centrale et des Caraïbes.

EJ /Radio Métropole Haïti

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02 décembre 2010
Pour la sauvegarde et la continuité des opérations financières
Cyprien L. Gary, Le Nouvelliste
Cliquez ici pour consulter l'article.
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04 mai 2010
Aide à la reconstruction d'Haïti - René Préval salue la reprise du PARGEP
Communiqué du Gouvernement du Québec

MONTRÉAL, le 2 mai /CNW Telbec/ - De retour d'Haïti, le ministre des
Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Pierre
Arcand, s'est dit satisfait d'avoir atteint les objectifs qu'il s'était fixés
pour cette mission. Le ministre s'est notamment entretenu plus d'une heure
trente avec le président haïtien, René Préval. Il a été question de la
reconstruction du pays, de la situation d'urgence et de la manière dont les
entreprises du Québec pourront prendre part à la reconstruction. De plus, M.
Préval a fait part au ministre que la relance du pays devait inévitablement
passer par l'éducation.
Ce fut l'occasion pour le ministre d'annoncer à M. Préval le
renouvellement du projet d'appui au renforcement de la gestion publique en
Haïti (PARGEP) de l'École nationale d'administration publique (ÉNAP). La
reprise des activités est prévue dans le cadre du projet quinquennal qui a
débuté à la fin de l'année 2007. Une mission du directeur du projet, Sébastien
Jobert, aura lieu du 4 au 11 mai 2010 et permettra l'élaboration d'un plan de
travail pour l'année à venir. De plus, deux experts québécois se rendront en
Haïti pour une mission concernant les communications gouvernementales en
situation d'urgence. La coordonnatrice locale, Magalie Cadet-Rodrigue,
réintégrera ses fonctions au début du mois d'août 2010. Le programme de
maîtrise donné à distance par l'École nationale d'administration publique
dispensera son prochain cours au mois d'août.
Suite à sa rencontre avec le président Préval, Pierre Arcand a profité de
sa visite au centre des médias de Reporters sans frontières (RSF) pour leur
remettre une contribution de 10 000 $, au nom du Gouvernement du Québec, afin
de doter le centre d'un studio d'enregistrement qui pourra alimenter les
radios haïtiennes et étrangères.
À cet effet, le ministre invite les entreprises de presse et les médias
privés du Québec à soutenir le centre des médias de RSF en Haïti par le biais
de dons d'équipements usagés. M. Arcand lance un appel à la solidarité aux
médias québécois afin de répondre aux besoins du centre de presse bâti le 19
janvier dernier à la suite du séisme. Le centre est disponible à la fois pour
les médias locaux ainsi que ceux de la presse étrangère.
«Au moment du séisme, les liens avec l'extérieur du pays et avec la
population haïtienne étaient assurés en grande partie par les médias. J'invite
les entreprises de presse et les médias privés du Québec à faire parvenir du
matériel au centre des médias de RSF à Port-au-Prince. Ce centre permettra
d'assurer la pérennité des communications, notamment avec le Québec, lorsque
les médias internationaux quitteront Haïti», a déclaré le ministre.
Au cours de la mission, le ministre a été l'hôte d'un dîner à thématique
économique auquel prenaient part plusieurs acteurs importants de la société
haïtienne, dont le ministre de l'Économie et des Finances, Ronald Baudin, le
ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine
Bien-Aimé, le conseiller spécial du premier ministre, Fernand Hivon, un
représentant de la Chambre de commerce et d'industrie d'Haïti, ainsi que
plusieurs hommes d'affaires haïtiens.
De plus, le ministre Arcand a effectué une visite terrain afin d'évaluer
sur place les actions mises en oeuvre par les organismes de coopération
internationale grâce à l'aide d'urgence de 3 M$ versée par le gouvernement du
Québec. Ce volet a été complété par une rencontre avec un représentant des
Nations Unies en Haïti, Nigel Fisher.
Finalement, Pierre Arcand a eu l'occasion de visiter un camp de réfugiés,
où il a pu constater le drame des populations déplacées. Il a également visité
le projet «Urgences femmes» du Centre d'étude et de coopération internationale
à Martissant.
Depuis le séisme, plusieurs actions ont été déployées par le gouvernement
du Québec afin d'offrir une aide d'urgence en Haïti. Rappelons que le premier
ministre du Québec, Jean Charest, a rencontré le premier ministre d'Haïti à
plusieurs reprises depuis le séisme afin de s'assurer que l'action du Québec
réponde adéquatement aux besoins du pays. Conséquemment, un comité ministériel
a été créé afin de coordonner l'action collective et assurer une intervention
efficace. De plus, le ministre a mené une consultation des partenaires de la
société civile actifs en Haïti le 22 mars dernier.

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01 avril 2010
L'efficacité de l'aide internationale en Haïti
Dorothée Giroux, radio de Radio-Canada.
L'efficacité de l'aide internationale en Haïti (comprenant une entrevue avec le directeur du PARGEP)
Le jeudi 1 avril 2010 

Le reportage de Dorothée Giroux
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15 janvier 2010
Un plan Marshall pour Haïti?
Alexandre Shields, Le Devoir

http://www.ledevoir.com/international/amerique-latine/281143/un-plan-marshall-pour-haiti

Un plan Marshall pour Haïti?
«Vu l'ampleur des dégâts, il n'y a pas d'autre solution»
Alexandre Shields 15 janvier 2010

Les Haïtiens affirmaient hier ne rien avoir vu des secours annoncés par des dizaines de pays.
Alors que l'aide d'urgence commence à peine à s'organiser pour venir à la rescousse des Haïtiens, plusieurs voix s'élèvent déjà pour réclamer que la reconstruction du pays se fasse sous l'égide d'un véritable plan Marshall, plus que jamais nécessaire afin de rétablir et de relancer l'État le plus pauvre des Amériques. Chose certaine, l'idée de tenir une conférence internationale sur le sujet se dessine.

«Oui, un plan Marshall est tout à fait possible et souhaitable, affirme Stéphane Pallage, directeur du département des sciences économiques de l'Université du Québec à Montréal. Cela nécessiterait un effort financier colossal, mais ce n'est pas impossible avec les budgets actuels octroyés en aide au développement.»

Un point de vue partagé par plusieurs experts consultés par Le Devoir hier. «Vu l'ampleur des dégâts, il n'y a pas d'autre solution que celle-là, affirme d'ailleurs le directeur général d'Ingénieurs sans frontières-Québec, Baudoin Kutuka. Le pays a été ravagé et il a besoin d'un plan qui prévoie la remise en état des infrastructures de masse, comme les routes, mais aussi les infrastructures plus ciblées, comme les centrales électriques.» On parle donc de plusieurs milliards de dollars à investir sur plus d'une décennie.

D'autres voix se sont élevées pour appeler à un effort majeur de la communauté internationale, dont le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn, qui a jugé hier que le séisme montrait «le besoin d'une aide plus vaste pour la reconstruction». Et pour le Bloc québécois, il est clair qu'il faudra mettre en place un plan Marshall «qui serait mis en oeuvre sous l'égide de l'ONU». Bref, il faut aller au-delà de l'aide d'urgence pour s'inscrire dans le «long terme».


Conférence internationale

Certains États ont d'ailleurs commencé à répondre à ces appels. Hier soir, l'Élysée a annoncé que les présidents américain et français, Barack Obama et Nicolas Sarkozy, «avec le Brésil, le Canada et d'autres pays directement concernés, ont décidé de travailler ensemble, sans délai, à la préparation d'une conférence internationale pour la reconstruction et le développement d'Haïti».

Reste à voir qui pourrait financer, mais aussi coordonner ce «plan Marshall» ? un nom qui fait référence au programme mis en place pour reconstruire l'Europe après la Seconde Guerre mondiale. Haïti étant déjà lourdement endetté, Stéphane Pallage estime qu'il faudrait avoir recours à «des dons ciblés pour des projets très spécifiques». Ceux-ci devront inévitablement provenir des États et pourraient être coordonnés par la Banque mondiale, selon Sébastien Jobert, un chargé de projets à l'ENAP qui oeuvre pour le Projet d'appui au renforcement de la gestion publique en Haïti. N'empêche, la coordination de l'aide sur le terrain devrait être problématique, croit-il, parce que plusieurs immeubles essentiels au fonctionnement de l'État se sont peut-être effondrés.

M. Kutuka souligne par ailleurs qu'en raison de la corruption omniprésente dans le pays, il sera nécessaire d'en assurer la gestion par l'entremise d'une autorité extérieure à l'appareil politique local. Fait à noter, selon l'organisme Transparency International, Haïti se place au quatrième rang des pays les plus corrompus du monde, après l'Irak, le Myanmar et la Somalie.

Et corruption rime souvent avec constructions précaires. C'est en partie le cas en Haïti, où les matériaux de construction utilisés sont souvent de très mauvaise qualité. L'acier étant cher, il est peu employé. Le béton contient souvent trop de sable et pas assez de ciment.

Il faudrait aussi s'attaquer au grave problème de déforestation sauvage, qui a accru encore davantage la vulnérabilité du pays, souvent en première ligne en période d'ouragans et de cyclones, qui se créent dans l'Atlantique entre juin et novembre. Lorsque la pluie tombe, rien ne l'arrête et, dans un paysage vallonné, les inondations sont vite légion.

Port-au-Prince, la capitale, est l'exemple le plus flagrant dans le pays de son inadaptation face aux intempéries. La ville s'est étendue au fil des années, avec des bidonvilles de plus en plus grands, faits de petites masures en pierres, en cailloux, ou formées par un assemblage de tôles ondulées. Littéralement accrochées aux flancs des collines, elles ne résistent pas à une pluie un peu forte et s'effondrent comme un château de cartes. Un tremblement de terre comme celui de mardi produit les mêmes effets.

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14 janvier 2010
Une autre plaie à guérir pour Haïti
Valérie Gaudreau, Le Soleil

 http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/dossiers/seisme-en-haiti/201001/13/01-938881-une-autre-plaie-a-guerir-pour-haiti.php

Publié le 14 janvier 2010 à 05h00 | Mis à jour le 14 janvier 2010 à 11h44

Une autre plaie à guérir pour Haïti

Valérie Gaudreau
Le Soleil


(Québec) La question revient sans cesse : pourquoi le sort s'acharne-t-il à ce point sur Haïti? Le séisme de mardi est une autre tragédie venue couper les ailes de ce pays qui jouissait depuis peu d'une relative stabilité.

Climat politique instable, extrême pauvreté, cible des cyclones et des ouragans : Haïti a connu sa lourde part de problèmes au cours de son histoire. Mais depuis quelques années, notamment depuis l'arrivée de René Préval au pouvoir en 2006, les choses semblaient vouloir changer, notent plusieurs observateurs. Le tourisme reprenait lentement, la criminalité était en baisse. Et puis, tout s'écroule.

«Quand Haïti s'apprête à décoller, il y a une catastrophe qui s'abat. Le sentiment général était qu'il y avait une amélioration. On commençait à parler à plus long terme. Mais là, tout va reculer de 10 ans», lance Sébastien Jobert, chargé de projet à l'ENAP (École nationale d'administration publique) pour le Projet d'appui au renforcement de la gestion publique en Haïti (PARGEP).

Ce programme de partenariat vise depuis 2008 à apporter une expertise québécoise dans la formation des étudiants et des employés de l'État en Haïti. Une belle lancée, mais lourdement fragilisée depuis le séisme de mardi.


En entrevue mercredi, M. Jobert s'est surpris lui-même à parler du projet en conjuguant ses verbes au passé. «Aujourd'hui, c'est vrai qu'il est très dur de voir l'avenir.»

Pour l'instant, la priorité est surtout de joindre les collaborateurs canadiens et les étudiants haïtiens sur le terrain, dit-il. Mercredi, plusieurs n'avaient toujours pas donné signe de vie.

«C'est probablement le plus près de ce qu'on peut appeler l'enfer sur Terre», illustre M. Jobert, qui a séjourné à deux reprises en Haïti, dont la dernière fois en mai 2009.

Élan freiné

Haïti voit son élan freiné sur le plan institutionnel, mais aussi culturel, note pour sa part l'écrivain québécois d'origine haïtienne Stanley Péan. «Il y avait une espèce d'énergie qui se rebâtissait, une certaine fierté autour de projets collectifs, comme Étonnants voyageurs, un festival international de littérature. Et là, paf! Ça arrive! Haïti en a pour combien d'années pour panser cette plaie supplémentaire dont elle n'avait vraiment pas besoin?» se désole l'auteur qui dit ressentir frustration et impuissance depuis mardi.

Professeur associé au département de sociologie de l'UQAM (Université du Québec à Montréal), Jean-Claude Icart était aussi ébranlé mercredi. «C'est vraiment ce qu'on pouvait imaginer de pire. On avait l'impression de voir la fin du tunnel. Et non, il y a encore un tournant où il fait sombre», illustre celui qui est chercheur et formateur au sein de la communauté haïtienne de Montréal.

Malgré tout, M. Icart se console en voyant la grande vague de solidarité et d'aide humanitaire.

Si tout est bien coordonné, dit-il, une éventuelle reconstruction prouvera une fois de plus la résilience du peuple haïtien. «Sur le coup, c'est difficile, mais quelque part, on sent la volonté. Cette capacité qu'on arrivera encore à s'en sortir.»

CHRONOLOGIE

>> Novembre 1994

La tempête tropicale Gordon provoque des inondations et fait près de 2000 morts, selon l'ONU.

>> Septembre 1998

Le cyclone Georges touche près de 170 000 Haïtiens et fait 200 morts

>> Septembre 2004

Le cyclone Jeanne ravage la ville des Gonaïves. Total : 2000 morts et plus de 300 000 sinistrés.

>> Août 2008

Les ouragans et tempêtes Fay, Gustave, Hanna et Ike frappent toutes les régions du pays en moins d'un mois et font près de 800 morts et 300 disparus.

>> Janvier 2010

Un tremblement de terre de magnitude 7,0 sur l'échelle de Richter dévaste la capitale Port-au-Prince.

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10 juin 2009
Lancement d'un programme de maîtrise en Administration publique
Rock André, Le Matin
 FONCTION PUBLIQUE/FORMATION / Lancement d'un programme de maîtrise en Administration publique

22 cadres de la Fonction publique composent la première promotion d'un programme de maîtrise en Administration publique, lancée le mercredi 3 juin par la Première ministre Michèle Duvivier PierreLouis. Hébergé aux locaux de l'Institut de la Francophonie pour la Gestion dans la Caraïbe (IFGCar), ce programme est conduit par l'École nationale d'Administration publique (Enap) du Québec.
Les étudiants recevront, au terme d'un cursus de deux ans, un diplôme de maîtrise en Administration publique de l'Enap-Québec. 6 femmes font partie de la première promotion.
Ce programme de maîtrise représente un premier pas vers la mise en place de l'École nationale d'Administration et de Politiques publiques qui devrait ouvrir ses portes entre 2010 ou 2011.
La mise sur pied de l'Énapp est prévue par le décret du 17 mai 2005 portant révision du statut général de la Fonction publique. Cette école sera chargée de la formation continue des fonctionnaires qui seront appelés à soutenir la mise en ?uvre du programme de réforme de l'Administration et de la Fonction publiques, piloté par l'Office de management et des ressources humaines (OMRH).
Cette maîtrise comporte 13 cours de trois crédits et un séminaire d'intégration de six crédits. Une partie de ce programme sera animée sur place par des professeurs issus de l'Énap-Québec, tandis qu'une autre sera réalisée à distance, avec la contribution de la technologie de l'apprentissage en ligne et de la visioconférence.
Pour compléter leur formation, des fonctionnaires haïtiens auront également à réaliser des visites d'information et d'études au Québec.
« Cette formation de maîtrise sera tournée vers l'action », a garanti Marcel Proux, directeur général de l'Énap-Québec, présent en Haïti pour le lancement du programme. « Le métier de gestionnaire public n'est pas un métier d'amateur. Ainsi, le cursus a été conçu pour former les gens capables de combiner réflexion et action », a-t-il insisté.
Les participants au programme bénéficient d'une bourse complète. Les frais d'inscription et de scolarité sont pris en charge par le Projet d'appui au renforcement de la gestion publique en Haïti (Pargep), financé par l'Agence canadienne de développement internationl (Acdi).
La convention pour la mise en ?uvre de ce programme de maîtrise a été signée entre Haïti, le Canada et le Québec en 2007

Les cours offerts au sein de ce programme :

-Management des organisations publiques
-Principes et enjeux de l'Administration publique
-Compétence de gestion et développement de carrière
-Gestion budgétaire
-Gestion par résultats
-Gestion de projets
-Principes, processus et méthodes d'évaluation de programmes publics
-Droit administratif
-Gestion des services locaux et régionaux
-Développement et mise en ?uvre des politiques publiques
-Comportement organisationnel
-Éthique et management public
-Gestion des ressources humaines
-Séminaire d'intégration

Par Rock André
vendredi 5 juin 2009
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10 juin 2009
Inauguration du Programme de Maîtrise à l'Institut Francophone pour la Gestion dans la Caraïbe
SignalFM

Inauguration du Programme de Maîtrise à l'Institut Francophone pour la Gestion dans la Caraïbe
Jeudi, 04 Juin 2009 16:12

Le premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis a procédé Mercredi à l'inauguration du Programme de Maitrise en Administration Publique au local de l'Institut Francophone pour la Gestion dans la Caraïbe.

Ce programme est ouvert à 20 cadres de l'administration publique lesquels recevront au terme d'un cursus de deux ans leur diplôme de Maitrise en administration publique de l'Ecole Nationale d'Administration Publique du Québec.

Ce programme de maitrise financé par le Projet d'Appui au Renforcement de la Gestion Publique, PARGEP, constitue « le premier pas du processus de mise en place de l'Ecole Nationale d'Administration et de Politique Publique », selon ce qu'a déclaré le Premier Ministre Michèle Pierre-Louis.

Le programme de maitrise en Administration Publique est le fruit d'une coopération tripartite entre :les gouvernements du Canada, du Québec et d'Haïti, a indiqué Gilles Rivard.

Selon l'ambassadeur du Canada le PARGEP est un projet de renforcement des capacités haïtiennes en vue de l'amélioration de la qualité du service public.

L'ambassadeur du Canada en Haïti espère que les bénéficiaires mettront leurs compétences au service des institutions haïtiennes.





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12 février 2008
Haïti/Coopération : Expertise et savoir-faire du Canada pour un renforcement des capacités de gestion de l'État
AlterPresse

Le Canada, à travers l'École nationale d'administration publique du Québec (ENAP) et l'Agence canadienne de développement international (ACDI), participe à la mise en oeuvre d'un programme visant, pendant 5 ans, le renforcement des capacités de l'État haïtien dans le domaine de la gestion publique, apprend l'agence en ligne AlterPresse.

Ce projet de 7,2 millions de dollars permettra le transfert d'expertise et de savoir-faire de l'administration publique québécoise à l'administration publique haïtienne, selon les clauses de ce programme communément appelé « Projet d'appui au renforcement de la gestion pu-
blique » (Pargep), connu auparavant sous la dénomination du « Projet d'appui a la gouvernance de l'Etat » (Page).

L'essentiel de ce programme consiste en l'engagement du gouvernement du Québec, de l'Acdi et de l'Enap, souligne Jean-Max Bellerive, ministre haïtien de la planification et de la coopération externe (Mpce).

Il s'agit d'un projet qui consiste à « renforcer les capacités nationales de l'Etat haïtien », précise le diplomate canadien Claude Boucher, lors d'une conférence de presse, dans l'après-midi du lundi 11 février 2008, à l'Ambassade du Canada à Port-au-Prince.

« Favoriser la mise en place de mécanismes de planification et de coordination de l'action gouvernementale, l'émergence en Haïti d'une fonction publique professionnelle, la promotion d'une gestion efficace des finances publiques et la mise en oeuvre d'une reforme administrative dans les ministères sectoriels », est le principal objectif de ce projet de cinq ans.

Tout en renouvelant l'engagement du Canada à soutenir les efforts du gouvernement haïtien, Claude Boucher croit nécessaire de renforcer les aptitudes de certaines composantes de la fonction publique haïtienne.
Le ministre Jean-Max Bellerive voit en ce projet « une réponse directe à la préoccupation du gouvernement » par rapport aux réformes en profondeur à opérer au sein de l'administration publique haïtienne.

Bellerive interprète ce projet comme une « aide de gouvernement à gouvernement ». Ce qui, selon lui, fait l'originalité d'une telle démarche.

« Le gouvernement du Québec va, avec nous, rechercher les meilleures façons d'aider le gouvernement haïtien », indique le ministre Jean-Max Bellerive.

Le titulaire du plan estime qu'aujourd'hui le pays n'a plus besoin d'experts qui ne font que produire des rapports. Les Haïtiens, dit -il, ont une exigence pour des gens qui travaillent, qui peuvent aider à résoudre les problèmes dans la gestion de l'Etat.

« J'ai pleinement confiance en ce projet » et « je suis très optimiste pour l'avenir » de ce programme, déclare, pour sa part, Monique Gagnon-Tremblay, ministre québécoise des relations internationales et également ministre responsable de la Francophonie.

En soutenant le développement de l'Etat haïtien à travers ce programme, la ministre québécoise se réjouit de pouvoir contribuer au progrès et à l'avancement de ce pays qu'elle a déjà visité a plusieurs reprises.

La contribution de l'Acdi à ce projet quinquennal est de l'ordre de 5 millions de dollars. Le gouvernement québécois offre un apport de 1,5 millions qui financeront la paye des fonctionnaires qu'il délèguera en Haïti pour partager leur expertise avec leurs homologues haïtiens.

Le gouvernement haïtien, quant à lui, s'occupera de la forme de salaires à verser au personnel concerné.

Dans l'intervalle, Jean-Max Bellerive annonce pour bientôt le départ, en direction de Québec, d'un groupe de fonctionnaires haïtiens qui recevront des formations dans le domaine de la communication. Ceci, dans l'objectif de résoudre les problèmes de communication de l'actuelle équipe gouvernementale.

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12 janvier 2008
Le Canada appuie la bonne gouvernance en Haïti
MINUSTAH.ORG
 

 Monique Gagnon-Tremblay

A Port-au-Prince, a eu lieu, le 11 février, la première rencontre marquant le démarrage du projet baptisé PARGEP. Ce projet, qui s'étale sur cinq ans, vise à favoriser la bonne gouvernance en Haïti. La Ministre québécoise des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Mme Monique Gagnon-Tremblay, l'ambassadeur canadien en Haïti, Claude Boucher, ainsi que le ministre haïtien de la Planification et de la Coopération externe, Jean-Max Bellerive, ont été entre autres personnalités ayant participé à cette rencontre.

 

Le PARGEP ou « Projet d'appui au renforcement de la gestion publique » vise à permettre le transfert d'expertise et de savoir-faire de l'administration publique québécoise vers l'administration haïtienne. Il est mis en oeuvre par l'École nationale d'administration publique (ENAP) du Québec.

D'un cout total de 7.2 millions de dollars, ce projet sera réalisé grâce à un appui financier d'une valeur de 5 millions de dollars fourni par le Canada à travers l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI). Le gouvernement du Québec y contribue à hauteur de 1,5 million de dollars. Le gouvernement haïtien y apporte également une participation financière.

A travers ce projet, « le Québec entend mettre, à la disposition du gouvernement haïtien, l'expertise de ses ministères les plus chevronnés », a en effet révélé la ministre québécoise des Relations internationales Monique Gagnon-Tremblay. Celle-ci participait, le 11 février, à une conférence de presse conjointe avec l'ambassadeur du Canada en Haïti et le ministre haïtien de la Planification et de la Coopération externe, au local de l'ambassade du Canada à Port-au-Prince.

Pour l'ambassadeur Claude Boucher, « l'objectif du projet est de renforcer les capacités de l'Etat haïtien afin qu'il puisse disposer d'une fonction publique plus moderne pouvant répondre plus efficacement aux besoins des citoyens ». Le gouvernement canadien est « très heureux de s'associer à ce projet », a-t-il ajouté.

Quant au ministre haïtien, il y voit «un programme extrêmement important ». Ceci constitue une « réponse directe aux préoccupations » du gouvernement haïtien, a signalé Jean-Max Bellerive. Il a rappelé que le Premier ministre ainsi que le président de la République sont conscients « des déficiences de l'administration publique haïtienne, aussi bien au niveau de ses structures qu'au niveau des ressources humaines disponibles ».

Le ministre Bellerive a en outre signalé que ce projet est marqué par «l'efficacité, le pragmatisme et la flexibilité », exprimés à travers « un dialogue permanent » entre les partenaires. Cette perception est d'ailleurs confortée par Mme Gagnon-Tremblay qui précise que «les représentants du Québec et ceux d'Haïti ont travaillé en étroite collaboration » dans la conceptualisation du PARGEP.

La ministre québécoise a fait observer que le « Projet d'appui au renforcement de la gestion publique » est basé sur « l'obligation de résultats ». Elle note avec satisfaction, chez les différents partenaires, « la volonté d'arriver à des mesures concrètes ». Aussi a-t-elle déclaré : « j'ai pleinement confiance en ce projet et je suis très optimiste pour l'avenir ! »

Monique Gagnon-Tremblay a par ailleurs qualifié de « formidable » le travail effectué par la Mission des Nations-Unies en Haïti (MINUSTAH), notamment en ce qui concerne le renforcement de l'institution policière haïtienne.

La Ministre des Relations internationales du Québec et ministre responsable de la Francophonie était en mission en Haïti du 9 au 12 février. Elle a rencontré, entre autres, le Premier ministre Jacques Edouard Alexis et plusieurs ministres du gouvernement haïtien. Elle s'est également entretenu avec l'ambassadeur canadien en Haïti, Claude Boucher, des représentants de la chambre de commerce haïtiano-canadienne ainsi que des représentants d'ONG appuyées par le gouvernement du Québec.

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09 novembre 2007
Haïti pastiche le modèle québécois de la fonction publique
Média Mosaïque
 

 Jean-Max Bellerive

Le ministre haïtien du Plan croit que la fonction publique d'Haïti deviendra attrayante et compétitive à l'instar de celle des pays occidentaux, grâce aux retombées du programme PAGE dont il a cosigné mercredi avec le Québec et le Canada.

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08 novembre 2007
Le Canada accorde 7,2 millions de dollars à Haïti pour la modernisation de l'administration publique
Par Nancy Roc / Soumis à AlterPresse

La ministre canadienne de la Coopération internationale, l'honorable Beverley J. Oda, la ministre québécoise des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Mme Monique Gagnon-Tremblay, et le ministre haïtien de la Planification et de la Coopération externe, M. Jean-Max Bellerive, ont procédé le 7 novembre à la signature officielle d'un protocole d'entente visant à soutenir la gouvernance haïtienne, en présence de M. Marcel Proulx, directeur général de l'École nationale d'administration publique (ÉNAP).

Cette entente tripartite, signée dans la ville du Québec entre les gouvernements canadien, québécois et haïtien assure le démarrage du Projet d'appui à la gouverne de l'État haïtien (PAGE).

D'une durée de cinq ans, ce projet de 7,2 millions de dollars sera mis en oeuvre par l'ÉNAP, l'École nationale d'administration publique. Il permettra le transfert d'expertise et de savoir-faire de l'administration publique québécoise vers l'administration haïtienne. L'Agence canadienne de développement international (ACDI) apporte une contribution financière de 5 millions de dollars à ce projet. Quant au gouvernement du Québec, il y contribue, à la hauteur de 1,5 million de dollars, par le paiement des salaires des employés de ses ministères et de ses organismes qui partageront leur expertise avec leurs collègues haïtiens.

Par ailleurs, on estime la contribution du gouvernement d'Haïti à $ 700 000, sous forme de salaires, locaux et équipement. l'ENAP agira ici à titre d'agence de mise en oeuvre.

De quel constat est né et a été élaboré ce projet ? Dans une interview qu'elle nous a accordée ce 7 novembre, Mme Monique Gagnon Tremblay, Ministre québécoise des Relations internationales et ministre responsable de la francophonie a précisé que Le Projet d'appui à la gouverne de l'État haïtien (PAGE) fait suite à l'offre du premier ministre Charest lors d'une visite en Haïti en 2005, de mettre à la disposition du gouvernement haïtien le savoir-faire de l'administration publique québécoise.

« On nous avait fait valoir l'importance de renforcer la fonction publique haïtienne et de travailler sur la gouvernance. Suite à cette visite, nous avons travaillé avec l'ÉNAP pour savoir quel type de projet on pouvait élaborer pour répondre à ce besoin, nous avons trouvé les fonds nécessaires à l'ACDI pour arriver aujourd'hui à la signature de cette entente. Ce projet va nous permettre de mettre en place les mécanismes de planification et de coordination de l'action gouvernementale, doter Haïti d'une administration professionnelle et représentative de la population, faire la promotion de la sainte gestion de la chose publique et mettre en oeuvre la réforme administrative dans les ministères sectoriels » , a-t-elle déclaré.

La ministre Gagnon-Tremblay a souligné que « ce projet concrétise la volonté du gouvernement du Québec, déjà exprimée par son premier ministre, d'aider de façon tangible Haïti à assurer son propre développement car Haïti, comptent parmi les priorités de la Politique internationale du Québec. »

Haïti est le plus important bénéficiaire de l'aide canadienne au développement à long terme en Amériques et le second dans le monde après l'Afghanistan. En juillet 2006, le Canada s'est engagé à verser 520 millions de dollars sur cinq ans pour la reconstruction et le développement d'Haïti. D'autre part, ce pays est celui qui décaisse le plus rapidement ses fonds en faveur d'Haïti contrairement aux autres pays donateurs. Pourquoi cette différence ? « Je ne peux pas répondre pour les autres pays mais effectivement le Canada et le Québec sont très proches d'Haïti et, en étant en mesure de faire la démonstration que le gouvernement haïtien veut se donner une bonne gouvernance et une bonne formation au niveau de ses ressources humaines, je pense que cela va envoyer un signal aux autres pays d'encourager et de décaisser les sommes qui sont déjà engagées », a-t-elle répondu.

La mobilisation des experts se fera sous trois modalités. La première, et principale, consistera à mobiliser des ressources de la fonction publique québécoise. Cette opération importante, qui pourra interpeller l'ensemble de l'administration publique québécoise, se fera à partir des besoins définis et des termes de référence approuvés par les partenaires pour les interventions. Cette opération sera sous la responsabilité conjointe des ministères et organismes et de la Direction du projet à l'ÉNAP. Également, et lorsque nécessaire, une partie des ressources humaines requises pourra également être comblée au sein même du réseau de l'ÉNAP. Toutefois, lorsqu'il y aura une demande de ressources professionnelles à laquelle le gouvernement du Québec et l'ÉNAP ne pourront répondre, l'ÉNAP lancera un processus de recrutement compétitif et transparent. Le public sera informé de ce processus par le biais du réseau des campus de l'ÉNAP, y compris celui de Gatineau.

Du côté haïtien, la sélection des participants aux activités s'effectuera par les ministères concernés, en concertation avec la Primature et la Direction du projet. Ces 30 dernières années, le Canada et le Québec ont joui de l'expertise de milliers de cadres haïtiens qui se sont expatriés. Auront-ils une place dans le transfert d'expertise et de savoir-faire de l'administration publique québécoise vers l'administration haïtienne ? « Cela peut très bien arrivé mais cela c'est l'ÉNAP et le gouvernement haïtien qui décideront du plan d'action. Il y aura évidemment des gestes à poser à court, moyen et à long terme », a déclaré la ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Mme Monique Gagnon-Tremblay.

Enfin, cette dernière a aussi annoncé une aide financière de 50 000 $ à Médecins du Monde, pour une intervention d'urgence en Haïti, et 20 000 $ à Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke (CSI), pour venir en aide à deux communautés rurales de la République dominicaine. Cette aide totalisant 70 000 $ vise à aider des populations affectées par le récent passage de la tempête tropicale Noël. Ces subventions seront versées dans le cadre du volet « aide d'urgence » du Programme québécois de développement international.

 

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07 novembre 2007
Signature d'une entente tripartie entre les gouvernements canadien, québécois et haïtien
Québec, Communiqué de presse

La ministre canadienne de la Coopération internationale, l'honorable Beverley J. Oda, la ministre québécoise des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Mme Monique Gagnon-Tremblay, et le ministre haïtien de la Planification et de la Coopération externe, M. Jean-Max Bellerive, ont procédé aujourd'hui à la signature officielle d'un protocole d'entente visant à soutenir la gouvernance haïtienne, en présence de M. Marcel Proulx, directeur général de l'École nationale d'administration publique (ÉNAP).

L'entente assure le démarrage du Projet d'appui à la gouverne de l'État haïtien (PAGE). D'une durée de cinq ans, ce projet de 7,2 millions de dollars sera mis en oeuvre par l'ÉNAP. Il permettra le transfert d'expertise et de savoir faire de l'administration publique québécoise vers l'administration haïtienne. L'Agence canadienne de développement international (ACDI) apporte une contribution financière de 5 millions de dollars à ce projet. Quant au gouvernement du Québec, il y contribue, à la hauteur de 1,5 million de dollars, par le paiement des salaires des employés de ses ministères et de ses organismes qui partageront leur expertise avec leurs collègues haïtiens. L'apport financier du gouvernement haïtien prend également la forme de salaires versés au personnel concerné.

Une action structurante

« Le renforcement de la gouvernance en Haïti est une priorité pour le gouvernement du Canada. Cette initiative aidera l'État haïtien à mettre en place une fonction publique professionnelle qui saura mieux répondre aux nombreux besoins de la population haïtienne, a déclaré la ministre Oda. Ce projet témoigne également de la détermination avec laquelle le Canada et le Québec s'engagent à collaborer de manière durable avec le gouvernement d'Haïti. »

« Ce projet concrétise la volonté du gouvernement du Québec, déjà exprimée par son premier ministre, d'aider de façon tangible Haïti à assurer son propre développement. L'établissement de nouveaux modes de collaboration avec l'ACDI, le développement des capacités de gouvernance dans le cadre de projets de solidarité internationale et les actions menées dans la Francophonie, notamment envers Haïti, comptent parmi les priorités de la Politique internationale du Québec », a rappelé la ministre Gagnon-Tremblay.

« Haïti jouit d'une relation de partenariat privilégiée avec les gouvernements du Québec et du Canada, a déclaré le ministre Bellerive. Ce projet témoigne de l'approche de la coopération canadienne qui consiste à appuyer les efforts et les priorités du gouvernement haïtien dans sa quête d'établir une fonction publique efficace, capable de répondre aux besoins et aux attentes du peuple haïtien. »

Sources :

Jean-Luc Benoît
Directeur des communications
Cabinet de la ministre de la Coopération internationale
 819-953-6238 

Bureau des relations avec les médias
Agence canadienne de développement international (ACDI)
 819-953-6534 

François Émond
Directeur de cabinet adjoint
Cabinet de la ministre des Relations internationales du Québec et ministre responsable de la Francophonie
 418-649-2319 

Pierre-Richard Casimir
Consul Général d'Haïti à Montréal
 514-499-1919 

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08 novembre 2007
L'ENAP aidera la fonction publique haïtienne
Le Soleil, La Presse canadienne

Les spécialistes québécois de l'École nationale d'administration publique (ENAP) vont aider le gouvernement haïtien à se doter d'une fonction publique de qualité. Un accord en ce sens a été signé hier à Québec par les gouvernements du Québec, du Canada et d'Haïti. Un budget de 7,2 millions $ a été débloqué pour permettre l'envoi de spécialistes de l'ENAP auprès de l'administration publique d'Haïti. Le projet est financé principalement par le gouvernement fédéral (5 millions $) et par le Québec (1,5 million $). Le ministre haïtien de la Planification, Jean-Max Bellerive, a fait valoir la nécessité de doter en premier lieu son pays d'une fonction publique capable d'assurer le développement et le maintien d'un État de droit. L'entente a été signée, en plus de M. Bellerive, par la ministre canadienne de la Coopération internationale, Beverly Oda, et par la ministre québécoise des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay.

 

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08 novembre 2007
Haïti
Métro
Les spécialistes québécois de l'École nationale d'administration publique vont aider le gouvernement haïtien à se doter d'une fonction publique de qualité. Un accord en ce sens a été signé hier par les gouvernements du Québec, du Canada et d'Haïti. Ottawa va investir 5 M$ et Québec 1,5 M$ pour permettre l'envoi de spécialistes auprès de l'administration publique d'Haïti.
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07 novembre 2007
L'ENAP va aider le gouvernement haïtien
Par Norman Delisle / Cyberpresse, Presse Canadienne
Les spécialistes québécois de l'École nationale d'administration publique (ENAP) vont aider le gouvernement haïtien à se doter d'une fonction publique de qualité. Un accord en ce sens a été signé mercredi à Québec par les gouvernements du Québec, du Canada et de Haïti.

Un budget de 7,2 millions $ a été débloqué pour permettre l'envoi de spécialistes de l'ENAP auprès de l'administration publique de Haïti. Le projet est financé principalement par le gouvernement fédéral (5 millions $) et par le Québec (1,5 million $).

Le ministre haïtien de la Planification, Jean-Max Bellerive, a fait valoir la nécessité de doter en premier lieu son pays d'une fonction publique capable d'assurer le développement et le maintien d'un État de droit.

« Après tant d'années de gabegie, l'administration haïtienne doit devenir un instrument de développement », a dit le ministre Bellerive.

L'entente a été signée, en plus de M. Bellerive, par la ministre canadienne de la Coopération internationale Beverly Oda et par la ministre québécoise des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay.

C'est lors de son passage à Haïti en juin 2005 que le premier ministre du Québec, Jean Charest, avait offert l'aide du Québec au gouvernement haïtien pour améliorer sa gouvernance.

Depuis 2004, Québec a fourni une aide à ce pays des Antilles qui est considéré comme un des plus pauvres au monde, avec un produit intérieur brut per capita inférieur à 500 $ par année. Québec a envoyé entre autres des policiers et a aidé à rétablir un réseau électrique. De plus, le Québec a participé à l'aide humanitaire avec des organismes québécois de coopération internationale, et finance l'éducation d'étudiants haïtiens venus s'instruire au Québec.

Par ailleurs, Québec a annoncé une aide spéciale de 50 000 $ à la suite de la tempête tropicale Noël qui a dévasté cette partie du monde en fin de semaine dernière.

Les relations entre le Québec et Haïti datent de près de 150 ans, soit depuis que les premiers missionnaires québécois ont débarqué dans l'île des Antilles.

Il y a de plus au Québec une importante communauté d'origine haïtienne, évaluée à 75 000 personnes selon le recensement officiel de 2001, mais qui dépasserait les 120 000 personnes selon d'autres sources.
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07 novembre 2007
Entente tripartite : 7,2 millions pour aider Haïti à se doter d'une fonction publique
Par Dominique Salgado / Canoë
Une entente historique permettra à l'École nationale d'administration publique (ENAP) d'aider la gouvernance d'Haïti à se développer une fonction publique. Le projet d'une durée de cinq ans nécessite un investissement de 7,2 millions pour le démarrage du projet d'appui à la gouverne de l'état haïtien (PAGE).

Une entente tripartite entre les gouvernements fédéral, provincial et la gouvernance de la république d'Haïti entraînera le transfert d'expertise et de savoir faire de l'administration publique québécoise vers l'administration haïtienne. L'Agence canadienne de développement international (ACDI) apporte une contribution financière de 5 millions à ce projet. « Le renforcement de la gouvernance en Haïti est une priorité pour le gouvernement du Canada et cette initiative en est la preuve », a déclaré Beverley J. Oda, la ministre canadienne de la Coopération internationale.

Quant au gouvernement du Québec, il y contribue par le paiement des salaires des employés de ses ministères qui partageront leur expertise avec leurs collègues haïtiens. « Ce projet concrétise la volonté du gouvernement du Québec d'aider de façon tangible Haïti à assurer son propre développement », a mentionné Monique Gagnon-Tremblay, la ministre québécoise des Relations internationales. Pour sa part, l'apport financier du gouvernement haïtien prend également la forme de salaires versés au personnel concerné.

L'histoire d'Haïti, qui fêtait en 2004 le bicentenaire de son indépendance, a été souvent douloureuse, parfois même tragique. Les observateurs le diront, la crise politique, la mauvaise gouvernance et l'instabilité économique ont fragilisé une population de plus en plus exposée à la précarité et à l'inadéquation des mécanismes traditionnels de survie.

Jean-Max Bellerive, le ministre haïtien de la Planification et de la Coopération externe, était visiblement très heureux de l'annonce : « Ce projet témoigne de l'approche de la coopération canadienne qui consiste à appuyer les efforts et les priorités du gouvernement haïtien dans sa démarche pour établir une fonction publique efficace, capable de répondre aux besoins et aux attentes du peuple haïtien ».
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